Aussi appelé : CPIP · Conseillère pénitentiaire d'insertion et de probation · Travailleur social pénitentiaire
Le métier réussit d'abord quand l'analyse est structurée selon le cadre légal et les méthodes d'évaluation du risque : chaque rapport doit être motivé, impartial, conforme aux exigences judiciaires.
Cluster majoritaire : suivi de personnes condamnées en milieu ouvert (sursis probatoire, libération conditionnelle, surveillance électronique). Évaluation du risque de récidive, construction du projet de réinsertion, lien avec le juge d'application des peines.
Secteurs — Justice — exécution des peines, Probation
Employeurs — SPIP départementaux (sections milieu ouvert), Direction interrégionale des services pénitentiaires
Pour commencer — CPIP en SPIP milieu ouvert
Ensuite — CPIP référent thématique (radicalisation, AICS, violences conjugales), Directeur pénitentiaire d'insertion et de probation (DPIP) après concours interne
Suivi des personnes détenues en maison d'arrêt, centre de détention, centre pénitentiaire ou maison centrale. Préparation à la sortie, évaluation pour aménagements de peine, lutte contre la désocialisation.
Secteurs — Justice — détention, Préparation à la sortie
Employeurs — SPIP départementaux (sections milieu fermé), Maisons d'arrêt, Centres de détention et centres pénitentiaires
Pour commencer — CPIP en milieu fermé
Ensuite — CPIP référent thématique en établissement, DPIP après concours interne
Cluster en croissance : pôles d'évaluation des auteurs de violences conjugales (CPCA), pôles radicalisation (PR), pôles AICS (auteurs d'infractions à caractère sexuel), pôles d'évaluation criminologique. Posture d'expertise renforcée.
Secteurs — Criminologie appliquée, Évaluation des auteurs de violences
Employeurs — Pôles d'évaluation criminologique nationaux, CPCA (Centre de prise en charge des auteurs de violences conjugales), Pôles radicalisation, Centres nationaux d'évaluation
Pour commencer — CPIP affecté en pôle spécialisé après quelques années d'expérience
Ensuite — Référent national thématique, Coordinateur de pôle d'expertise
Horaires de bureau majoritairement, file active de 80 à 120 personnes suivies, échéances rythmées par les audiences et les commissions d'application des peines, écrits abondants
Autonomie technique forte sur l'évaluation et le suivi, sous l'autorité hiérarchique d'un directeur fonctionnel et l'autorité judiciaire des magistrats (juge d'application des peines, parquet)
SPIP (Services pénitentiaires d'insertion et de probation) en milieu ouvert (bureaux), établissements pénitentiaires (parloirs, salles d'entretien) ; déplacements en juridiction et chez les partenaires
Mobilité nationale obligatoire en début de carrière (fonctionnaire d'État), ancrage ensuite possible
Élevée : confrontation à la délinquance, aux agressions sexuelles, aux faits violents ; tension entre obligation d'évaluation du risque et accompagnement à la réinsertion
32 → 55 k€ par an
Concours sélectif mais postes pourvus chaque année. Tensions internes liées à la surcharge des SPIP (file active souvent au-delà des recommandations). Plan de renforcement des effectifs en cours, notamment sur les pôles spécialisés.
Montée en puissance de la justice de probation depuis la loi de programmation 2018-2022 ; développement des aménagements de peine et alternatives à l'incarcération ; renforcement des pôles spécialisés (radicalisation, violences conjugales, AICS) ; outils numériques d'évaluation du risque en développement, mais l'expertise humaine reste centrale ; revalorisation indiciaire en cours
| Formation | Durée | Niveau | Parcoursup |
|---|---|---|---|
| Concours externe de CPIP (catégorie A) — bac+3 requis, formation à l'ENAP après recrutement | 2 ans | bac+3 | — |
| Concours interne CPIP ouvert aux fonctionnaires (4 ans d'ancienneté) et concours sur titre | 2 ans | bac+3 | — |
| Master 2 en criminologie, droit pénal ou intervention sociale en parallèle de la préparation au concours | 2 ans | bac+5 | — |