Aussi appelé : Entrepreneur social · Porteur de projet d'innovation sociale · Fondateur d'entreprise sociale · Dirigeant de structure ESS · Intrapreneur social · Social entrepreneur · Directeur de projet à impact social · Créateur d'entreprise solidaire
A+I est premier car la réussite se mesure à la capacité de transformer une idée d'impact social en réalité opérationnelle — l'innovation sociale n'existe que si elle se concrétise en décisions et actions effectives.
Création et direction d'une entreprise sociale (association, coopérative, SAS à mission, SCIC) portant un projet d'innovation sociale répondant à un besoin sociétal non couvert : insertion, logement, alimentation durable, éducation, santé communautaire, etc.
Secteurs — Économie sociale et solidaire, Insertion par l'activité économique, Économie circulaire, Alimentation durable, Habitat participatif et social
Employeurs — Création de sa propre structure (association, SCOP, SCIC, SAS ESUS), Coopératives d'activité et d'emploi (Coopaname, Oxalis), Réseaux d'accompagnement (France Active, BGE, ADIE)
Pour commencer — Porteur de projet en incubateur social, Cofondateur d'association, Chargé de développement ESS, Coordinateur de projet d'innovation sociale
Ensuite — Directeur général d'entreprise sociale, Fondateur-dirigeant de structure à impact, Président de coopérative, Directeur de SCIC, Fellow Ashoka
Conception et pilotage de projets d'innovation sociale au sein de grandes entreprises, fondations d'entreprise, collectivités ou grandes associations. Rôle de catalyseur de transformation interne vers des modèles à impact positif.
Secteurs — Conseil et accompagnement stratégique, RSE et développement durable corporate, Fondations et mécénat, Grandes associations et ONG, Mutualisme et assurance
Employeurs — Grandes entreprises avec direction RSE/Impact (Danone, Veolia, Schneider Electric), Fondations d'entreprise (Fondation Vinci, Fondation MACIF), Grands groupes mutualistes (MAIF, Crédit Coopératif, Groupe SOS), Cabinets de conseil en innovation sociale
Pour commencer — Chargé de mission innovation sociale, Chargé de projet RSE, Consultant junior en innovation sociale, Chargé de mécénat et partenariats solidaires
Ensuite — Directeur de l'innovation sociale, Directeur RSE et Impact, Directeur de fondation d'entreprise, Responsable intrapreneuriat social, Partner cabinet conseil impact
Conception et mise en œuvre de politiques publiques d'innovation sociale au sein de collectivités territoriales, d'agences publiques ou d'organismes parapublics. Travail sur les contrats à impact social, les budgets participatifs, l'innovation publique.
Secteurs — Administration publique territoriale, Politique de la ville, Développement territorial, Innovation publique, Aménagement du territoire
Employeurs — Collectivités territoriales (régions, métropoles, départements), Agences publiques (ANCT, Banque des Territoires, ADEME), Ministères (Économie sociale, Cohésion des territoires), Laboratoires d'innovation publique (27e Région, La Fabrique de la Cité)
Pour commencer — Chargé de mission ESS en collectivité, Chargé de projet innovation territoriale, Animateur de politique de la ville, Chargé d'études innovation sociale
Ensuite — Directeur de l'ESS et de l'innovation sociale en collectivité, Directeur de laboratoire d'innovation publique, Conseiller politique ESS, Directeur d'agence de développement territorial
Accompagnement, financement et évaluation des entrepreneurs sociaux au sein d'incubateurs, accélérateurs, fonds d'investissement à impact ou réseaux d'accompagnement spécialisés.
Secteurs — Finance à impact, Accompagnement entrepreneurial, Évaluation et mesure d'impact, Venture philanthropy, Réseaux d'appui ESS
Employeurs — Incubateurs sociaux (Antropia, La Ruche, makesense), Fonds d'investissement à impact (Phitrust, Impact Partenaires, Citizen Capital), Réseaux d'accompagnement (France Active, AVISE, Réseau Entreprendre), Structures DLA (Dispositif Local d'Accompagnement)
Pour commencer — Chargé d'accompagnement entrepreneuriat social, Analyste investissement à impact, Chargé de programme incubateur social, Chargé d'évaluation d'impact social
Ensuite — Directeur d'incubateur social, Directeur d'investissement impact, Directeur de programme d'accélération sociale, Responsable mesure d'impact
Intensité très élevée en phase de lancement (60-70h/semaine fréquentes), avec pics lors des levées de fonds, candidatures aux appels à projets et crises de trésorerie. Le rythme se stabilise rarement avant 3-5 ans, et reste marqué par l'hybridation permanente entre urgence opérationnelle et réflexion stratégique.
Autonomie maximale sur la vision et les orientations stratégiques, mais forte dépendance aux parties prenantes pour les ressources : financeurs publics avec leurs calendriers, investisseurs à impact avec leurs exigences de reporting, bénéficiaires dont les besoins évoluent. Tu décides de tout, mais dans un système de contraintes multiples que tu ne contrôles pas.
Diversité relationnelle intense : équipes en interne (souvent militantes et exigeantes sur le sens), bénéficiaires (dont tu dois rester proche), financeurs et partenaires institutionnels, réseaux ESS, investisseurs, parfois collectivités territoriales. Chaque interaction demande un registre de communication différent. La solitude décisionnelle est réelle malgré l'abondance de contacts.
Principalement en bureau ou tiers-lieu ESS, avec déplacements fréquents pour pitcher, rencontrer des partenaires, participer à des événements de l'écosystème. Le terrain auprès des bénéficiaires devient parfois rare au fil de la croissance, créant un risque de déconnexion avec la mission sociale initiale.
Géographique limitée une fois l'ancrage territorial établi (80% des projets sont locaux ou régionaux), mais mobilité thématique possible. Les déplacements nationaux sont réguliers pour les réseaux, formations, événements. Le télétravail partiel est possible mais la présence terrain reste valorisée dans l'ESS.
Niveau de stress élevé et chronique : incertitude financière permanente (trésorerie tendue, dépendance aux subventions), responsabilité morale vis-à-vis de l'équipe et des bénéficiaires, pression de la preuve d'impact, syndrome de l'imposteur fréquent. La charge mentale de porter seul·e la viabilité du projet pèse lourd. Les échecs sont vécus comme personnels.
Parcours non linéaire : certains restent à la tête de leur structure 10-15 ans, d'autres pivotent vers le conseil en innovation sociale, l'accompagnement d'entrepreneurs sociaux, l'intrapreneuriat dans de grandes organisations, ou des postes en fondations/fonds d'investissement à impact. Beaucoup enchaînent plusieurs projets successifs. Le retour au salariat classique est rare et souvent difficile.
Apprentissage accéléré sur tous les fronts : gestion, finance, RH, communication, droit, stratégie. Tu te découvres des ressources insoupçonnées face à l'adversité. Le développement est organique, brutal parfois, mais profondément transformateur. Attention : le risque de burn-out guette si tu ne poses pas de limites, la frontière vie pro/perso disparaît souvent. Profils résilients et curieux s'épanouissent, les perfectionnistes anxieux souffrent.
Liberté totale de conception et d'expérimentation : tu inventes ton modèle, tes méthodes, ta gouvernance. Chaque décision structurante t'appartient. Cette latitude est grisante mais aussi angoissante : aucun manuel, aucun cadre rassurant. Les profils autonomes et tolérants à l'ambiguïté s'y réalisent pleinement. Ceux qui ont besoin de validation externe ou de process établis se sentent perdus.
Contribution concrète et mesurable à un enjeu social : réinsertion, accès aux droits, transition écologique. Tu vois directement le résultat chez les bénéficiaires, ce qui nourrit puissamment le sens. Mais l'échelle reste souvent locale ou régionale (quelques dizaines à centaines de personnes touchées), rarement systémique. La frustration de l'impact limité face à l'ampleur du problème est fréquente. Il faut accepter de transformer un bout du monde, pas le monde entier.
Précarité financière courante les 3-5 premières années : salaires bas ou inexistants au démarrage, trésorerie fragile, dépendance aux cycles de subventions. 40% des projets ne passent pas le cap des 3 ans. Même en phase stable, les rémunérations restent 20-40% sous le privé lucratif à compétences égales. Ce métier exige une réelle sobriété matérielle ou un patrimoine/conjoint sécurisant. Déconseillé aux profils avec charges financières lourdes ou besoin de sécurité économique forte.
26 → 52 k€ par an
Le secteur est en forte croissance avec multiplication des structures d'accompagnement (incubateurs, accélérateurs ESS) et des financements publics/privés dédiés, mais la concurrence s'intensifie sur les appels à projets et les talents. Les profils hybrides (double compétence sociale + gestion) restent rares et très recherchés par les fonds d'investissement à impact et les grandes entreprises qui développent leur RSE.
Dynamique soutenue portée par l'attente sociétale croissante d'utilité, les politiques publiques favorables (loi Pacte, statut entreprise à mission), l'afflux de capitaux vers l'impact investing et l'intérêt des jeunes diplômés pour ces carrières. Mais risque de professionnalisation excessive qui éloigne du terrain et de standardisation des modèles d'impact sous pression des financeurs.
| Formation | Durée | Niveau | Parcoursup |
|---|---|---|---|
| Master Entrepreneuriat Social et Innovation Sociale | 2 ans | bac+5 | — |
| Licence / Bachelor Économie Sociale et Solidaire | 3 ans | bac+3 | oui |
| Master Sciences Politiques / Politiques Publiques spécialisation Innovation Sociale | 5 ans | bac+5 | oui |
| École de commerce avec spécialisation Impact / Social Business | 3 ans | bac+5 | oui |
| Formation continue et incubateurs spécialisés | 1 an | bac+3 | — |
| Master Développement Durable et Innovation Territoriale | 2 ans | bac+5 | — |