Aussi appelé : Architecte paysagiste · Concepteur paysagiste · Ingénieur paysagiste · Designer d'espaces extérieurs · Maître d'œuvre paysagiste
T+R est premier car le paysagiste réussit quand le projet fonctionne dans sa matérialité (les plantations tiennent, l'espace est praticable), ce qui exige une compréhension approfondie des systèmes vivants, des sols et de l'écologie ; la production concrète prime sur la théorie pure.
Conception de projets paysagers (espaces publics, parcs, quartiers, friches) en agence libérale ou pluridisciplinaire. Missions de maîtrise d'œuvre paysagère, de l'esquisse au suivi de chantier, incluant études d'insertion paysagère et plans guide.
Secteurs — Aménagement urbain, Espaces publics, Parcs et jardins, Rénovation urbaine, Grands projets d'infrastructure
Employeurs — Agences de paysage (Jacqueline Osty, Michel Desvigne, BASE, Atelier le Balto…), Agences d'architecture-urbanisme-paysage, Cabinet libéral (indépendant)
Pour commencer — Chargé(e) d'études paysagères, Assistant(e) paysagiste concepteur, Projeteur paysagiste
Ensuite — Paysagiste concepteur associé, Directeur de projet paysager, Gérant d'agence de paysage, Paysagiste conseil de l'État
Pilotage de la politique paysagère d'une commune, intercommunalité, département ou métropole. Élaboration de plans paysage, gestion des espaces verts, instruction des permis d'aménager sous l'angle paysager, conseil aux élus.
Secteurs — Fonction publique territoriale, Fonction publique d'État, Établissements publics d'aménagement
Employeurs — Mairies et métropoles, Conseils départementaux et régionaux, CAUE (Conseils d'Architecture, d'Urbanisme et d'Environnement), Parcs Naturels Régionaux, DREAL / DDT
Pour commencer — Chargé(e) de mission paysage, Technicien paysagiste territorial, Chargé(e) d'études environnement et paysage
Ensuite — Responsable du service espaces verts et paysage, Directeur de l'aménagement paysager, Paysagiste conseil de l'État, Chef de projet Plan Paysage
Encadrement des chantiers de création et d'entretien paysager au sein d'entreprises du paysage. Responsabilité technique des plantations, terrassements, maçonnerie paysagère, arrosage automatique. Lien direct avec les commanditaires et sous-traitants.
Secteurs — Entreprises du paysage, BTP – volet espaces verts, Promotion immobilière (aménagements extérieurs)
Employeurs — Entreprises du paysage (Idverde, Pinson Paysage, Tarvel, Groupe Serpe…), PME et artisans paysagistes, Entreprises de travaux publics (volet paysager)
Pour commencer — Conducteur de travaux paysagers, Chef d'équipe paysagiste, Technicien paysagiste chantier
Ensuite — Directeur de travaux paysagers, Responsable d'agence paysage, Chef d'entreprise du paysage, Directeur technique
Intégration de la dimension paysagère dans les projets d'urbanisme, de planification territoriale et de transition écologique. Participation aux études d'impact, aux schémas de cohérence territoriale (SCoT), PLU et projets d'écoquartiers.
Secteurs — Urbanisme, Aménagement du territoire, Environnement et biodiversité, Transition écologique
Employeurs — Bureaux d'études en urbanisme et environnement (Biotope, Egis, Artelia, Setec…), Agences d'urbanisme, Sociétés Publiques Locales d'aménagement, EPF et EPA
Pour commencer — Chargé(e) d'études paysage et urbanisme, Assistant(e) chef de projet aménagement, Paysagiste junior en bureau d'études
Ensuite — Chef de projet urbanisme-paysage, Directeur de département paysage, Consultant senior aménagement du territoire, Expert paysage et biodiversité
Conception et réalisation de jardins privés, restauration de jardins historiques, scénographie végétale événementielle. Approche artisanale et artistique, lien fort avec les propriétaires et les institutions patrimoniales.
Secteurs — Jardins privés haut de gamme, Patrimoine et jardins historiques, Événementiel et land art, Hôtellerie-restauration (aménagement extérieur)
Employeurs — Atelier de création de jardins (indépendant), Domaines historiques et châteaux, Hôtellerie de luxe, Entreprises de scénographie végétale, Centres des Monuments Nationaux
Pour commencer — Concepteur de jardins, Jardinier-paysagiste, Assistant maître jardinier
Ensuite — Créateur de jardins renommé, Paysagiste du patrimoine, Jardinier en chef d'un domaine historique, Directeur artistique végétal
Alternance marquée entre phases de conception au bureau (hiver, printemps) et suivi de chantier sur le terrain (printemps-automne). Pics d'intensité lors des rendus de concours ou d'appels d'offres, avec des semaines à 50-60h. La saisonnalité du végétal impose des périodes de plantation non négociables.
Variable selon la structure : grande latitude créative en agence privée ou en libéral, cadrage plus strict en collectivité territoriale ou chez un grand aménageur. La conduite de projet laisse de l'autonomie technique, mais les arbitrages esthétiques et budgétaires passent souvent par validation du maître d'ouvrage.
Quotidiennes et diversifiées : réunions avec architectes, urbanistes, bureaux d'études techniques, élus, services municipaux, entreprises de travaux. Ateliers de concertation avec riverains et usagers. Présentation de projets devant commissions ou jurys. Solitude relative en phase de conception pure.
Bi-modal : bureau pour la conception (écran, plans, maquettes) et terrain pour relevés, diagnostics écologiques, suivi de chantier. Déplacements fréquents en voiture, parfois sur sites difficiles d'accès (friches, berges). Exposition aux intempéries lors des visites de chantier.
Périmètre régional en agence ou collectivité, avec déplacements hebdomadaires sur les sites de projet. Mobilité géographique parfois nécessaire en début de carrière pour trouver un poste qualifié. Les grosses agences parisiennes ou lyonnaises concentrent les projets d'envergure.
Modéré à élevé selon les échéances : pression des concours (nombreux projets non retenus, frustration), délais serrés, gestion des imprévus de chantier (météo, sols pollués, conflits d'usage). Tension entre ambition écologique et contraintes budgétaires ou politiques. Le temps long du végétal (10-20 ans pour voir un projet mature) peut peser sur ceux qui cherchent une gratification immédiate.
Progression classique : paysagiste junior (exécution) → chef de projet → associé en agence ou responsable de service en collectivité. Bifurcations possibles vers l'enseignement (écoles de paysage), la recherche (écologie urbaine), ou la spécialisation (jardins historiques, génie écologique, ABF). Plafond de verre en libéral sans réseau ou capacité commerciale.
Le métier nourrit une sensibilité au vivant, au territoire, à la dimension symbolique des lieux. Chaque projet est une investigation écologique, historique, sociale qui élargit la culture générale. Profils curieux et contemplatifs s'y épanouissent. Attention : les profils pressés ou indifférents au temps long de la maturation végétale peuvent ressentir de la lassitude.
Liberté créative réelle en phase de conception, mais encadrée par les commandes, les budgets, les PLU, les normes PMR et les arbitrages politiques. En collectivité, l'initiative est souvent diluée dans des processus de validation longs. Les profils entrepreneuriaux trouvent plus de latitude en libéral ou en agence de petite taille.
Contribution tangible à la qualité du cadre de vie, la biodiversité urbaine, l'adaptation climatique (îlots de fraîcheur, désimperméabilisation). Les projets restent visibles et utilisés pendant des décennies. Toutefois, impact souvent local et dilué dans des décisions collectives. Profils militants de l'écologie peuvent être frustrés par les compromis imposés.
Marché porté par la transition écologique et les politiques de renaturation urbaine, mais segmenté : postes stables en collectivité ou CAUE, précarité fréquente en agence privée (CDD, stages longs, salaires d'entrée bas). L'installation en libéral exige constitution d'un réseau et capacité commerciale. Profils cherchant sécurité immédiate doivent viser la fonction publique territoriale.
26 → 52 k€ par an
Equilibrées : la profession forme environ 400 diplômés par an (niveau master) pour un marché qui absorbe progressivement les nouvelles promotions. Pénurie relative de profils expérimentés maîtrisant à la fois conception et conduite de chantier, notamment hors Île-de-France.
Croissance modérée mais durable, portée par les Plans Climat des collectivités, la Stratégie Nationale Biodiversité, l'obligation de désimperméabilisation et les fonds européens de renaturation. Glissement des missions vers le génie écologique et l'ingénierie de la résilience climatique.
| Formation | Durée | Niveau | Parcoursup |
|---|---|---|---|
| Diplôme d'État de Paysagiste (DEP) — Écoles nationales supérieures de paysage | 5 ans | bac+5 | oui |
| BTS Aménagements paysagers puis poursuite en licence pro ou école de paysage | 2 ans | bac+2 | oui |
| Licence professionnelle Aménagement paysager : conception, gestion, entretien | 3 ans | bac+3 | — |
| Master Urbanisme et Aménagement parcours paysage ou Master Géographie-Environnement | 5 ans | bac+5 | — |
| Ingénieur agronome spécialisation paysage / environnement | 5 ans | bac+5 | oui |
| BTSA Production horticole puis spécialisation paysage | 2 ans | bac+2 | oui |