Aussi appelé : Technicien plateau · Technicien lumière · Technicien son · Technicien vidéo spectacle · Régisseur technique · Technicien de scène · Machiniste · Technicien audiovisuel · Technicien événementiel · Technicien de tournée
T+M est prépondérant car la réussite se mesure d'abord à ce que ça marche techniquement (le son sort, la lumière s'allume, le spectacle se déroule sans accroc), l'efficacité primant sur le respect du protocole, même si celui-ci encadre étroitement le geste.
Spécialiste de la conception et de l'exploitation des systèmes d'éclairage scénique pour le théâtre, la danse, l'opéra, les concerts et l'événementiel. Maîtrise des consoles, projecteurs, réseaux DMX/ArtNet et effets lumineux.
Secteurs — Spectacle vivant, Événementiel, Opéra et danse
Employeurs — Théâtres nationaux et scènes conventionnées, Prestataires techniques (Dushow, Novelty, Magnum), Salles de concert (Zénith, Olympia, Accor Arena), Festivals (Avignon, Aix-en-Provence, Eurockéennes), Compagnies de spectacle vivant
Pour commencer — Technicien lumière, Poursuiteur, Electricien de scène, Assistant éclairagiste
Ensuite — Régisseur lumière, Chef électricien, Concepteur lumière, Directeur technique
Expert en sonorisation live, mixage façade et retour, captation et diffusion sonore. Intervient sur les tournées, festivals, théâtres et studios d'enregistrement mobiles.
Secteurs — Musiques actuelles, Spectacle vivant, Événementiel corporate
Employeurs — Prestataires son (Music Group, Clair Brothers France, Potar Hurlant), Salles de concerts et SMAC, Festivals, Compagnies théâtrales, Studios mobiles
Pour commencer — Technicien son, Backliner, Assistant ingénieur du son, Pupitreur son
Ensuite — Régisseur son, Ingénieur du son façade, Ingénieur du son retour, Responsable son tournée
Responsable des installations scéniques, machineries, décors et structures. Assure le montage, le démontage et la sécurité de la cage de scène et des éléments scénographiques.
Secteurs — Théâtre, Opéra, Cirque, Événementiel
Employeurs — Opéras nationaux (Paris, Lyon, Bordeaux), Théâtres municipaux et nationaux, Prestataires de structure (Stageco, Area Four), Compagnies de théâtre et cirque
Pour commencer — Machiniste, Cintrier, Technicien plateau, Monteur de structures
Ensuite — Chef machiniste, Régisseur plateau, Directeur technique, Responsable sécurité spectacle
Spécialiste de la vidéoprojection, des écrans LED, du mapping, de la captation live et de l'intégration de technologies immersives (réalité augmentée, temps réel) dans le spectacle.
Secteurs — Événementiel haut de gamme, Concerts et tournées internationales, Expériences immersives, Muséographie
Employeurs — Prestataires vidéo (Modulo Pi, Disguise, PRG), Agences événementielles, Studios de création numérique (Superbien, Romain Music Light), Parcs d'attractions et expériences immersives
Pour commencer — Technicien vidéo, Opérateur média-serveur, Technicien captation live, Mappeur vidéo junior
Ensuite — Régisseur vidéo, Directeur vidéo de tournée, Concepteur de contenus scéniques, Directeur technique multimédia
Intervient sur les régies de captation live multicaméra, les retransmissions télévisées de spectacles, les flux streaming et les enregistrements de concerts ou émissions.
Secteurs — Audiovisuel broadcast, Streaming culturel, Événementiel corporate
Employeurs — Sociétés de production audiovisuelle (Euro Media, AMP Visual TV), Chaînes de télévision (France Télévisions, Canal+, TF1), Prestataires de captation live, Plateformes de streaming (Arte Concert, Culturebox)
Pour commencer — Technicien d'exploitation audiovisuelle, OPV (opérateur de prise de vues), Technicien de régie, Assistant technique broadcast
Ensuite — Chef d'équipement, Responsable technique captation, Directeur de la photographie live, Directeur technique broadcast
Horaires décalés systématiques : montages dès 6h ou démontages jusqu'à 3h du matin, week-ends et jours fériés travaillés selon les représentations. L'intermittence structure souvent le rythme : alternance de périodes intenses (festivals, tournées) et de creux d'activité. En structure permanente, les 35h affichées se transforment en 45-50h effectives les semaines de spectacle.
Autonomie technique forte sur ton périmètre (lumière, son, vidéo) une fois les choix artistiques validés. Tu gères tes branchements, tes réglages, ta maintenance sans qu'on te tienne la main. Mais tu exécutes un plan défini en amont : pas de liberté sur le choix des équipements ou le budget, et le direct impose de suivre la partition technique à la lettre.
Collaboration permanente avec régisseur général, autres techniciens (son/lumière/plateau), chargés de production et artistes. Communication par HF pendant le spectacle, briefings techniques quotidiens, coordination millimétrique pendant les balances. Les équipes tournent selon les productions : tu retrouves des têtes connues mais aussi des inconnus à chaque projet. Relationnel exigeant avec des artistes parfois stressés.
Salles de spectacle, théâtres, studios TV, festivals en plein air, espaces événementiels. Travail en hauteur fréquent (nacelles, grils à 12-15m), port de charges (flight-cases de 30-40kg), positions inconfortables pour le câblage. Environnement sonore intense, poussière, chaleur sous les projecteurs. Respect strict des EPI (chaussures de sécurité, harnais, casque) mais fatigue physique réelle.
En intermittent : mobilité quasi-totale, tu suis les tournées (France entière, parfois Europe). Déplacements hebdomadaires, vie en camion-loge ou hôtels bas de gamme. En structure fixe (opéra, théâtre national, chaîne TV), quasi-sédentaire sauf pour les coproductions. La mobilité géographique initiale facilite l'accès au métier, puis tu peux stabiliser ton rayon d'action en multipliant les réseaux locaux.
Pic d'adrénaline pendant le direct : une panne son à résoudre en 3 minutes chrono, un projecteur qui lâche en pleine représentation. Le « show must go on » est une réalité pesante. Stress anticipatoire avant les générales. En revanche, les montages permettent de souffler mentalement malgré l'effort physique. L'incertitude économique de l'intermittence ajoute un stress de fond sur la continuité des contrats.
Parcours classique : assistant technique → technicien confirmé (3-5 ans) → régisseur général ou chef de projet technique (8-10 ans). Possibilité de se spécialiser (éclairagiste créateur, ingénieur son tournée) ou de bifurquer vers la scénographie numérique, la formation, le commerce technique. Plafond de verre en intermittence : au-delà de 15 ans, certains cherchent un CDI en salle ou passent fournisseur pour stabiliser.
Apprentissage technique permanent : nouveaux protocoles réseaux, consoles qui évoluent chaque année, média-serveurs à maîtriser. Tu progresses par compagnonnage sur les grosses productions. Les certifications (CTS, CACES) structurent ton parcours. L'adrénaline du direct forge la confiance en soi. Limite : peu de temps pour la formation théorique entre deux contrats, progression parfois empirique. Profils autodidactes curieux s'épanouissent, ceux qui ont besoin de cadre pédagogique peuvent se sentir livrés à eux-mêmes.
Créativité dans l'exécution : tu proposes des solutions de câblage, optimises le placement des enceintes, suggères des effets. Mais la direction artistique ne t'appartient pas. En prestation événementielle, un peu plus de latitude sur les choix techniques. En production culturelle subventionnée, le plan lumière est souvent très cadré. Les profils qui veulent vraiment créer devront viser régisseur-créateur ou concepteur lumière, pas simple exécutant technique.
Contribution directe à l'émotion du public : ton mixage son ou tes lumières façonnent l'expérience de centaines de spectateurs. Satisfaction immédiate quand le public applaudit. Mais tu restes invisible, rarement crédité au générique. Impact culturel réel (démocratisation de la culture, festivals en territoires ruraux) sans reconnaissance publique. Ceux qui ont besoin de trace nominale ou d'impact sociétal mesurable seront frustrés. Ceux qui se nourrissent du « beau travail » collectif trouvent leur compte.
Forte précarité en début de carrière intermittent : tu dois cumuler 507h sur 12 mois pour ouvrir tes droits Pôle Emploi Spectacle, avec des trous de trésorerie. Salaire journalier correct (120-180€ brut en technicien confirmé) mais discontinuité des contrats. Les CDI existent en salles labellisées ou TV, mais postes rares et turnover faible. Après 10 ans de réseau, tu peux sécuriser 9-10 mois d'activité annuelle. Profils ayant besoin de visibilité à 6 mois ou avec charges familiales lourdes doivent être très vigilants sur cette dimension.
21 → 38 k€ par an
Marché à deux vitesses : pénurie de techniciens plateau généralistes qualifiés (CTS + habilitations) pour les petites structures régionales qui peinent à recruter, tandis que les grosses productions parisiennes ou festivals renommés reçoivent des dizaines de candidatures. Les profils juniors non formés saturent le marché, les seniors certifiés sont chassés.
Croissance modérée portée par l'événementiel d'entreprise et les festivals, partiellement compensée par la rationalisation budgétaire des théâtres publics. La numérisation accélérée (réseaux IP, mapping vidéo) exige une montée en compétence continue et fait disparaître certains postes analogiques. Les normes de sécurité renforcées post-accidents créent de la demande pour les profils certifiés.
| Formation | Durée | Niveau | Parcoursup |
|---|---|---|---|
| BTS Métiers de l'audiovisuel (option son, option image, option techniques d'ingénierie et exploitation des équipements) | 2 ans | bac+2 | oui |
| DN MADE mention Spectacle ou Espace | 3 ans | bac+3 | oui |
| Diplôme des écoles nationales supérieures de théâtre (ENSATT, ENSP, TNS) – section régie/technique | 3 ans | bac+3 | — |
| CQP Technicien du spectacle vivant / Titres professionnels RNCP (CFPTS, CFASVA, GRIM EDIF) | 1 an | bac | — |
| Licence professionnelle Techniques du spectacle vivant et de l'événementiel | 1 an | bac+3 | — |
| Bac professionnel Métiers de l'électricité et de ses environnements connectés (MELEC) ou Systèmes numériques option audiovisuel | 3 ans | bac | — |